Menu

Plan de Développement des Compétences (PDC) en 2026

Le PDC permet à l'employeur de financer les formations de ses salariés. Conditions, démarches et droits du salarié à connaître en 2026 pour en bénéficier.

Mis à jour le 8 mai 2026
Lire le guide
Sommaire de l'article

Qu’est-ce que le Plan de Développement des Compétences ?

Le plan développement compétences (PDC) est le dispositif par lequel une entreprise organise et finance les formations de ses salariés. Il a remplacé l’ancien « plan de formation » depuis la réforme de 2018 et constitue l’outil principal des employeurs pour développer les compétences de leurs équipes.

Contrairement au CPF, qui est à l’initiative du salarié, le PDC est défini par l’employeur. Il est alimenté par les contributions formation versées à l’OPCO, auxquelles s’ajoutent les fonds propres de l’entreprise. Pour le cadre légal complet, consultez travail-emploi.gouv.fr.

Formations obligatoires et non obligatoires

Le PDC distingue deux types d’actions.

Les actions obligatoires correspondent aux formations imposées par une loi, un règlement ou un accord collectif pour maintenir une capacité à occuper son emploi. Elles sont intégralement financées par l’employeur et se déroulent sur le temps de travail avec maintien de la rémunération.

Les actions non obligatoires visent à développer les compétences du salarié au-delà du strict maintien dans son poste. Elles peuvent se dérouler en dehors du temps de travail avec l’accord du salarié, dans la limite de 80 heures par an (ou 5 % de la durée prévue par la convention de forfait). Dans ce cas, le salarié perçoit une allocation de formation égale à 50 % de son salaire net.

Comment la demande de formation est-elle initiée ?

Le PDC peut être initié des deux côtés de la relation de travail.

À l’initiative de l’employeur : l’entreprise identifie un besoin de montée en compétences (nouvelle réglementation, évolution de l’activité, déploiement d’un nouvel outil) et inscrit le salarié à une formation. Le salarié est tenu de participer si la formation a lieu sur son temps de travail.

À l’initiative du salarié : un salarié peut exprimer un souhait de formation lors de son entretien professionnel (obligatoire tous les deux ans). L’employeur n’est pas tenu de l’accepter, mais un refus répété sans justification peut être qualifié de manquement à son obligation d’adaptation.

💡 Bon à savoir : Si votre employeur n’a pas organisé d’entretien professionnel depuis 6 ans sans financer de formation, il est redevable d’un abondement de 3 000 euros sur votre CPF.

Le rôle de l’OPCO dans le PDC

Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent solliciter leur OPCO pour cofinancer les actions du PDC, dans la limite des forfaits définis par branche. Pour les entreprises de 50 salariés et plus, le financement repose essentiellement sur les fonds propres de l’entreprise.

La demande de prise en charge doit être déposée avant le début de la formation sur le portail de l’OPCO concerné. Consultez notre guide sur le financement OPCO pour connaître les démarches détaillées.

Droits du salarié

Le salarié ne peut pas refuser une formation obligatoire prévue dans le PDC si elle se déroule sur son temps de travail. En revanche, il dispose de plusieurs protections (détaillées sur service-public.fr) :

  • Le refus d’une action non obligatoire hors temps de travail n’est pas une faute
  • Sa rémunération est maintenue pendant toute formation sur temps de travail
  • Les frais annexes (transport, hébergement, repas) sont pris en charge selon les règles conventionnelles ou les pratiques de l’entreprise
  • Son contrat est suspendu, non rompu, pendant la durée de la formation

FAQ

Un salarié peut-il exiger que son employeur finance sa formation ?

Non, le salarié ne peut pas imposer une formation à son employeur. Il peut en faire la demande lors de l’entretien professionnel ou par écrit, mais l’employeur reste libre de refuser. En cas de refus abusif et répété, des recours existent via les délégués du personnel ou le Conseil de Prud’hommes.

La formation dans le PDC est-elle rémunérée ?

Oui, si la formation a lieu sur le temps de travail, la rémunération est intégralement maintenue. Si elle se déroule hors temps de travail avec l’accord du salarié, celui-ci perçoit une allocation de formation de 50 % de son salaire net horaire.

PDC et CPF peuvent-ils se cumuler ?

Oui. L’employeur peut abonder le CPF du salarié dans le cadre du PDC pour financer une formation dont le coût dépasse le solde CPF disponible. Ce co-financement présente un avantage : il exonère le salarié du reste à charge de 102 euros.

Les freelances et indépendants ont-ils accès au PDC ?

Non. Le PDC est réservé aux salariés. Les travailleurs indépendants disposent d’autres dispositifs : CPF, financement via leur OPCO de rattachement (si applicable) ou la formation payante sur fonds propres (déductible des charges dans certains cas).

Que se passe-t-il si l’employeur ne respecte pas son obligation de formation ?

L’employeur est tenu de maintenir la capacité de ses salariés à occuper leur emploi. En cas de manquement constaté — notamment l’absence de formation depuis 6 ans combinée à l’absence d’entretien professionnel — il doit verser un abondement correctif de 3 000 euros sur le CPF du salarié concerné.

Vous cherchez une formation ?

Dispositifs de financement, comparatifs et guides pratiques.